BUTCH CASSIDY AND THE KID !

Publié le par LEHMANN LIONEL



Il n y a personne à l agence, il est 4 h 45 et nous sommes morts de fatigue !
Arrivée à 5 h, la fille nous fera poirauter jusqu à 6 h 30 sans aucune explication !
Excédés et sur le point de se faire rembourser, nous partirons finalement 2 mn plus tard, à 2 dans un 4*4 direction Tupiza .
La route est trempée, parfois inondée ( nous verrons mème une camionnette complètement immergée dans un énorme trou d eau !! ) et c est un miracle si nous arrivons à notre 1 ier arret ( non prévu ) dans la ville d Atocha : 1 h d attente nous dit le jeune chauffeur un brin arrogant. Nous repartirons entassés à 13 dans le landcruiser ... 2 h 30 plus tard, " il commence à me plaire celui-là ... ".
Et c est parti pour 3 h 30 de piste cahotique : nous sommes assis à l avant et Edwige se fera vomir dessus par une gamine malmenée par la route et le confinement du moment !!
A l approche d un virage, roulant à vive allure, un 4*4 arrive en face : pas de place pour 2, c est un freinage d urgence, la voiture est à moitié dans le fossé : le chauffeur, celui- là mème qui nous fait poirauter depuis ce matin tot, nous dit de vite descendre d un ton agacé : tous les occupants dont des personnes agées font de leur mieux pour s extraire; nous sommes les derniers à se dégager, coincés entre le véhicule et la falaise quand le mec entame sa manoeuvre tout barzingue et fait basculer la voiture un peu plus dans le fossé , manquant de nous écraser !
C en est trop, mon compteur grimpe direct dans le rouge : je mets un gros pin dans la vitre , s en suit un vif échange de mots houleux : une vieille bolivienne calmera le jeu avant que çà ne dégénère ...
Nous arriverons finalement à Tupiza et logerons à l hostal El Grano de Oro, tenu par une sympathique famille :nous sommes épuisés....



Le lendemain, au seul guichet existant : CB refusées :heureusement que nous avons des travelers chèques mais à quel taux !!
Puis nous partons pour 5 h de cheval autour de Tupiza , haut-lieu des exploits de Butch cassidy et du kid, 2 célèbres hors-la-loi des années 1900 ... c est un paysage déchiqueté, aux étranges rochers érodés et multicolores, coupés par de sinueux " quebradas " ( ravins à sec ), aux pentes parsemées de cactus : un cadre spectaculaire !!!
Dans un ultime galop, un pied coincé dans l étrier, Edwige perdra sa casquette et moi ... mes bijous de famille !
Nous serons récmopensés par un massage aux huiles essentielles de 3/4 d heure à l hotel, suivi d une pizza-cerveza avec un sympathique couple de français rencontrés dans l après-midi .


" vous prendrez un bus jusqu à Villerzon, une personne vous y attendra et vous conduira à la frontière : une petite heure après, un bus grand confort partira de la Quiaca pour tilcara notre destination ."
Voilà comment était présenté le programme : en fait ce sera un bus pourri, bondé et chatertonisé, jusqu à la frontière, une attente de 6 h , une fouille personnalisée pour moi et un bus moyen et plein en Argentine.
Heureusement, le couple d hier  est là et on parviendra à passer devant toute la file, le profil bas.
Sur la route, un autre controle de police : les mecs à gauche, les filles àdroite : on flippe pas mal avec tout ce qu on a acheté mème si on l a réparti dans tous les sacs après ma fouille ...   




4 h plus tard, arrivée à 22 h 30 dans la prétendue petite bourgade paisible de 3 000 habitants qu est Tilcara : c est l effervescence, du monde partout !
Après avoir cherché dans tout le village et sonné à toutes les portes, Edwige dénichera la seule chambre disponible dans un pseudo-palace : une chambre triple que l on partagera avec un anglais ronfleur ...
Nous apprendrons par la suite que nous sommes en pleine vacances scolaires argentines et qu en plus, c est l anniversaire des 50 ans de Tilcara : on se croirait aux fètes de Bayonne : l ambiance est là, groupes folklos, musique et fiesta autour d un peu de bière et de vin ...



Fin de matinée animée sur la place centrale : danses folkloriques, chants et musique : l Argetine aime la fète !!
Puis nous repartirons direction Salta via Jujuy : je profite de cette journée transport pour faire une parenthèse et parler du " tatabanan " .
Le " tatabanan " n est ni un animal, ni un groupe de musique, ni une danse folklo : le " tatabanan " est une contraction de " est-ce que tu as ta banane " en référence à notre banane-plate précieuse qui contient notre CB, notre passeport, notre argent et surtout notre billet tour du monde, qui n est pas électronique et qui dit perte dit fin du voyage ... Le " tatabanan " est donc très usité quotidiennement ...




Publié dans argentine

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M
on se rend compte que tout n'a pas été facile, quelques trouillettes tout de même, et malgré tout l'envie de continuer et de découvrir autre chose.<br /> Bisous
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